June 5, 2023
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Selon une étude publiée ce vendredi par Santé publique France, ces infections, contractées dans un établissement de santé, ont connu un rebond, causé en partie par le Covid-19.

Un patient hospitalisé sur 18 est touché par au moins une infection nosocomiale, une infection contractée dans l’établissement de santé, selon une enquête nationale menée tous les cinq ans. L’étude, publiée par Santé publique France ce vendredi, montre montre que cette proportion a augmenté depuis 2017, surtout si l’on inclut les Covid nosocomiaux.

La proportion des patients infectés est en effet en hausse de 14,7% entre 2017 et 2022, après avoir stagné de 2012 à 2017 et baissé régulièrement entre 2001 et 2012.

L’enquête est menée, un jour donné, auprès de 1155 établissements de santé (plus de 150.000 patients inclus) tous les cinq ans.

L’épidémie de Covid a clairement pesé. “Les infections à SARS-CoV-2 (Covid-19) nosocomiales représentaient la moitié de cette augmentation”, a souligné Santé publique France dans un communiqué.

Des profils plus vulnérables

Si l’on exclut ces Covid nosocomiaux, la proportion de patients infectés en 2022 reste en hausse (+7,5%) mais “de manière non significative” par rapport à la tendance 2017.

L’agence souligne notamment que “les patients hospitalisés en 2022 présentaient des risques accrus de complication infectieuse”, comparé à 2017, en raison de profils plus vulnérables ou de l’usage de dispositifs de soin invasifs.

Globalement, les infections nosocomiales restent davantage constatées dans les services de réanimation (près d’un patient infecté sur quatre), qui soignent des patients plus vulnérables et exposés à des dispositifs invasifs (cathéter, assistance respiratoire, sonde urinaire) augmentant les risques.

Quatre bactéries sont responsables de près de la moitié des infections nosocomiales à l’hôpital, dont Escherichia coli et le staphylocoque doré, comme en 2017. Autre enseignement de l’enquête: environ un patient hospitalisé sur six reçoit un traitement antibiotique, une proportion en hausse de 7,5% par rapport à 2017.

“Ces résultats incitent à poursuivre les actions de prévention des infections associées aux soins en les ciblant sur les infections les plus fréquentes (infections urinaires, pneumonies, infections du site opératoire, bactériémies), ainsi qu’à renforcer les actions pour le bon usage des antibiotiques”, selon l’agence sanitaire.

Les autorités sanitaires estiment à quelque 4200 le nombre de morts liés à des infections nosocomiales chaque année.

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